L'anisakiase, une maladie parasitaire répandue au Japon, fait aujourd'hui surface en Europe avec l'essor de la consommation de sushis. Les médecins tirent la sonnette d'alarme sur les conséquences potentiellement graves de cette tendance alimentaire.
Une alerte a été lancée par des médecins portugais dans le British Medical Journal suite à l'admission à l'hôpital de Lisbonne d'un homme présentant des douleurs abdominales aiguës, des vomissements et de la fièvre. Une endoscopie a révélé la présence de larves blanches sur la paroi de son intestin. Après leur extraction, le patient a rapidement retrouvé la santé.
La maladie peut provoquer un choc anaphylactique
Les larves, appelées anisakis, sont des vers parasites qui contaminent certains poissons crus. Lorsqu'absorbées, elles peuvent se fixer sur la paroi du tube digestif et engendrer des symptômes tels que vomissements et douleurs abdominales. Dans des cas plus rares, cette infection peut conduire à de graves complications, dont une occlusion intestinale ou un choc anaphylactique.
Ce phénomène est particulièrement préoccupant au Japon où l'on recense 2 500 cas d'anisakiase chaque année, ainsi qu'en Scandinavie, en raison de la consommation de foie de morue. Avec l'engouement croissant pour les sushis en Europe, les cas d'infection sont en hausse, incitant les professionnels de la santé à faire preuve de vigilance.
Les médecins portugais recommandent que tout poisson destiné à être consommé cru soit préalablement congelé pour éliminer les parasites. En effet, il n'existe pas de traitement médicamenteux efficace pour éradiquer les larves ingérées. La seule issue est de procéder à leur élimination par voie endoscopique ou chirurgicale.







