Il est tout à fait envisageable de renoncer à une succession pour favoriser votre enfant. Toutefois, concernant une assurance-vie, il est essentiel de prendre en compte les divers avantages fiscaux réservés aux bénéficiaires.
Une Française a récemment interrogé Capital sur la possibilité de renoncer à un héritage afin de avantager son enfant. Ici, il est crucial de faire la différence entre les avoirs intégrés à la succession, comme les fonds des livrets réglementés, et ceux qui ne le sont pas, comme l'assurance-vie.
Succession : attention à ne pas perdre l'abattement sur l'assurance-vie
La question du désistement dans le cadre d'une assurance-vie est un peu plus complexe. Dans cette situation, si un contrat d'assurance-vie stipule "ma fille, et à défaut, ses héritiers", la mère peut effectivement renoncer au profit de son enfant. À défaut, le capital sera compté dans la succession, précise Me Couzigou-Suhas, notaire à Paris. Sur le plan fiscal, la différence est significative.
En effet, si les fonds de l'assurance-vie ont été versés avant les 70 ans de la défunte, l’enfant, en tant que bénéficiaire, bénéficiera d’un abattement de 152 500 euros. En revanche, si le capital est intégré à la succession, l’abattement est réduit à 100 000 euros, qui s’applique alors à l’ensemble de l’héritage, y compris les livrets d’épargne.
Il est donc essentiel, dans le cadre d’une assurance-vie, d’anticiper les différentes situations afin d’optimiser les choix et l’avantage fiscal pour ses héritiers.







