La récupération de l'eau de pluie s'affirme comme une solution à la fois économique et écologique. Avant de vous lancer dans l'installation d'une cuve, il est crucial de se familiariser avec certaines règles essentielles.
Utilisation de l'eau de pluie récupérée
Il est important de noter que l'eau de pluie, bien qu'elle soit précieuse, n'est pas potable. Elle peut contenir des contaminants, notamment des résidus de pesticides et des métaux. Ainsi, il est formellement interdit de consommer cette eau ou de l'utiliser en cuisine. Cependant, l'eau de pluie peut être utilisée pour :
- Arroser le jardin, en particulier fruits et légumes.
- Nettoyer des surfaces extérieures comme votre véhicule.
- Alimenter vos toilettes, laver les sols ou les vêtements, à condition d'utiliser un dispositif de traitement approprié.
Pour une utilisation intérieure, il est impératif d'installer des robinets différenciés situés dans des pièces sans autres points d'eau potable. Les caves et garages peuvent être des exceptions. Des panneaux de signalisation doivent être placés pour éviter toute confusion.
Entretien du récupérateur d'eau : un impératif
Pour assurer un fonctionnement optimal, l'acquisition d'une cuve hors sol ou enterrée est recommandée. Avant l'achat, vérifiez auprès de votre mairie pour d'éventuelles aides financières. La déclaration de la cuve n'est obligatoire que si elle est raccordée au réseau des eaux usées.
Un entretien régulier de la cuve est crucial. Il est conseillé de :
- Vérifier tous les six mois la propreté de la cuve et sa séparation du réseau d'eau potable.
- Réaliser un nettoyage complet comprenant vidange, nettoyage des filtres et désinfection au moins une fois par an.
Un carnet d'entretien sanitaire doit être tenu pour prouver la conformité avec la réglementation. En cas de non-respect, des sanctions graves peuvent s’appliquer, comme des amendes ou des peines d'emprisonnement.







