À la découverte des trésors vinicoles du Villaret
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Parler de gastronomie aujourd'hui équivaut à treiller un nuage d'inquiétude. Crise, menus à prix réduits, sélection d'eau en carafe… Pourtant, quand on se retrouve devant des moments mémorables, le bonheur est palpable. Nous sommes au Villaret, à Paris (13, rue Ternaux, 11e arr.; tél : 01 43 57 89 76), tout proche de la dynamique rue de la République. Ce bistro a su se forger une excellente réputation, notamment grâce à sa carte des vins exceptionnelle.
À la rencontre de François Audouze
L'homme derrière cette expérience est François Audouze. Son succès dans le secteur de la grande distribution lui a permis de se donner à fond dans sa passion pour les vieux millésimes. Contrairement aux amateurs qui s'enferment dans leur cave, François a à cœur de partager sa passion. Il organise fréquemment des dîners (www.wine-dinners.com) où des bouteilles remarquables viennent pour leur ultime danse.
La magie du choix des vins
Regarder François choisir un vin est fascinant. Avec son doigt qui glisse sur la carte, ses yeux se mettent à voguer d’une option à l’autre, jusqu’à ce qu'il se fixe sur une Côte-Rôtie, la Turque de Guigal, millésime 1999, à 338 €. Au lieu de blêmir, on s'assure que l'expérience peut se partager. Pour lui, un grand vin est comparable à un petit dieu dans une bouteille sombre, chargé d'histoires.
Le plaisir démesuré des accords mets-vins
François est un fervent défenseur de la qualité. Il fustige les prix exorbitants qu'il voit dans certains établissements, ignorant souvent la vraie valeur des vins. Selon lui, un Haut-Brion 89 devrait être proposé à 600 € plutôt qu’à 6 500 €. La terrine, bien que délicieuse, ne doit pas prendre le pas sur le vin. Chaque plat se doit de s'accorder parfaitement avec le nectar de la bouteille, invitant à une dégustation soigneusement orchestrée.
Au fil du repas, le vin devient un protagoniste essentiel, s'entremêlant aux saveurs des plats. Entre fromages et desserts, on respecte la tradition et l'importance de chaque gorgée, tandis que François, en véritable esthète, savoure même les derniers reliefs comme un hommage sacré.







