Organiser les funérailles d'un proche représente toujours un défi émotionnel et financier. Récemment, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) a signé un nouvel accord avec les entreprises de pompes funèbres, rendant désormais la diffusion de musique durant ces cérémonies payante. Cette décision, révélée par L'Informé, entraînera un coût supplémentaire pour les familles.
Une nouvelle grille tarifaire pour les pompes funèbres
Auparavant, aucune redevance n'était appliquée à la diffusion musicale lors des enterrements, une pratique pourtant commune pour rendre hommage au défunt. Désormais, les entreprises funéraires, tout comme d'autres secteurs tels que les hôtels ou les karaokés, devront s'acquitter de frais pour ce service. La Sacem prévoit de récolter entre 700 000 et 800 000 euros par an grâce à cette nouvelle mesure.
Impact sur les familles et répartition des coûts
En moyenne, cette nouvelle redevance augmentera le coût d'une cérémonie d'environ 5 euros, un montant qui pourrait être directement répercuté sur les familles souhaitant diffuser de la musique. Alternativement, les entreprises funéraires pourraient choisir de répartir ce coût supplémentaire sur l'ensemble de leurs clients, entraînant une hausse d’un euro par famille, selon Le Figaro.
Les revenus générés par cette redevance seront redistribués aux ayants droit tels que les auteurs et compositeurs. Pour ce faire, la Sacem se basera sur les titres souvent diffusés par les médias, une méthode qui ne reflète pas nécessairement les choix musicaux lors des funérailles.
Une étude de 2024 réalisée par France Bleu a mis en lumière les chansons les plus souvent jouées lors des cérémonies funéraires. Parmi elles, deux titres de Céline Dion comme Vole et Encore un soir, ainsi que des morceaux de Jean-Jacques Goldman ou Michel Berger. En réponse à cette nouvelle grille tarifaire, la Sacem a déclaré : "Si des pompes funèbres nous envoient des relevés de playlists, nous identifierons les ayants droit et cette somme sera intégrée à leur forfait".







