La récente flambée des taxes foncières a bouleversé la situation financière de nombreux propriétaires, incitant certains à envisager un déménagement vers des communes aux fiscalités plus clémentes. Ce scénario concerne particulièrement un retraité de Lisieux, dont le projet de vente de sa maison est compromis.
Une hausse significative de la taxe foncière
Éprouvé par l'augmentation de l'impôt local, un sexagénaire de 63 ans a pris la décision de vendre sa maison, acquise il y a seulement deux ans. Il a décrit sa situation en ces termes : "Au moment de mon installation, je réglai 1 700 euros de taxe foncière, et en deux ans, ce montant a grimpé à 2 200 euros. C'est insupportable." En quête d'une commune avec une fiscalité plus favorable, il se heurte à un obstacle de taille : "Les acheteurs s'éloignent dès qu'ils prennent connaissance du montant de la taxe. Pour rendre la situation encore plus alarmante, cela représente presque un mois de ma retraite," a-t-il regretté.
Le maire, Sébastien Leclerc (LR), s'était engagé à ne pas modifier le taux de la taxe foncière durant sa campagne électorale. Pourtant, l'inflation, qui a explosé ces derniers temps, a conduit à une augmentation significative de cet impôt, basé en partie sur l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), une donnée sur laquelle les maires n'ont aucun contrôle.
Une inflation paralysante
À Lisieux, la base d'imposition de la taxe foncière a connu une hausse de 7,1 % en 2023, suivie d'une augmentation supplémentaire de 3,9 % prévue pour 2024. Actuellement, le taux de cet impôt grimpe à 51,1 %, tandis que la moyenne nationale est de 35,8 %. Ces hausses frappent durement les résidents. Le retraité, confronté à une augmentation de 540 euros mensuels pour son crédit immobilier et à 600 euros supplémentaires pour ses factures de chauffage, illustre parfaitement cette situation. "Sans compter les frais d'entretien de ma voiture et les coûts alimentaires, tout a flambé," déplore-t-il.
Pour éviter de revivre les défis d'une telle fiscalité, ce propriétaire envisage la location de son prochain logement. "Cela serait une forme d'échec," reconnaît-il, conscient qu'il pourrait être contraint d'opter pour un bien en deçà de ses attentes. "Si je dois prouver trois fois le montant du loyer avec ma retraite, je ne suis pas au bout de mes peines," conclut-il, tandis qu'il se bat encore pour vendre sa maison.







