Derrière un message séduisant qui s'affiche après l'achat d'un billet, la promesse d'un remboursement partiel peut sembler alléchante. Cependant, faites attention, car cette offre pourrait être synonyme d'un abonnement coûteux aux conditions obscures. Femme Actuelle vous éclaire sur cette situation.
"Votre commande est terminée : 16,87 € remboursés ! Cliquez ici pour obtenir votre remboursement" est un message que vous avez peut-être déjà vu sur l'application SNCF Connect. Cette méthode, courante sur de nombreux sites d'e-commerce, semble légitime lorsqu'elle provient de la plateforme où vous venez d'effectuer un achat de 30 à 100 euros. Pourtant, elle redirige vers une société externe qui facture un abonnement mensuel de 18 euros pour profiter du remboursement.
Comprendre le mécanisme du remboursement
Pour illustrer ce processus, Femme Actuelle a expérimenté l'achat d'un billet via SNCF Connect. Post-achat, le message prometteur est apparu, mettant en avant une offre intitulée "Remises et Réductions". Cette dernière, qui utilise le logo de l'application, cache en réalité une clause stipulant que le remboursement s'accompagne d'une souscription à un service facturé 18 euros par mois. L'argent des abonnements ne revient pas à la SNCF, mais est transféré à une entreprise suisse, Webloyalty, spécialisée dans le secteur du cashback.
Interrogée par Le Parisien, la SNCF assure qu'« il est impossible de s'abonner sans le vouloir » et qu'elle surveille de près cette situation pour éviter toute confusion. Pourtant, de nombreux utilisateurs, comme Paul, se retrouvent piégés. En étant pressé, il a cliqué sans lire et a souscrit à cet abonnement sans le savoir. Il qualifie cette méthode de "pratique proche de l’hameçonnage".
Une pratique légale mais controversée
Bien que ces pratiques soient légales, elles soulèvent de nombreuses préoccupations. En effet, les utilisateurs perçoivent un pourcentage de leurs dépenses, mais uniquement sur les montants hors taxes, sans tenir compte des frais de livraison. Les produits en promotion ou réglés par carte-cadeau sont exclus du remboursement. Cette situation a conduit à de vives critiques, certains y voyant des "fausses bonnes affaires" ou un "piège", comme l’a souligné le député Philippe Latombe. Fondamentalement, il n'est pas nécessaire de souscrire un abonnement pour obtenir des remises sur des achats en ligne.
Selon des informations récentes de BFM, la SNCF envisage de cesser cette offre de cashback, la jugeant déphasée avec les attentes de sa clientèle. Cette transition pourrait s'effectuer dans les mois à venir, alors que la compagnie, en proie à des conflits internes, négocie l'arrêt de son contrat avec Webloyalty.







