En France, le poisson est un aliment prisé, mais son coût peut dissuader certains consommateurs. Pour profiter des bienfaits des produits de la mer sans altérer son budget, voici trois poissons souvent délaissés, mais délicieux et économiques.
Trois poissons à l'excellent rapport qualité-prix
D'après une enquête récente de l'IFOP pour Ouest France, 57 % des Français consomment du poisson au moins une fois par semaine, un chiffre qui grimpe chez les seniors. L'idéal serait de consommer du poisson deux fois par semaine, mais une des raisons principales pour lesquelles les consommateurs hésitent est le prix (71 %), largement au-dessus de la difficulté de préparation (12 %) ou de disponibilité (11 %). Comment profiter des atouts nutritionnels des produits marins sans se ruiner ? La solution réside dans des espèces souvent ignorées qui offrent un excellent rapport qualité-prix. Charles Guirriec, président du site Poiscaille, qui soutient un modèle de livraison inspiré des AMAP, nous éclaire sur ces alternatives.
Priorisez le mulet au lieu du bar
Le mulet, pêché le long des côtes atlantiques ou méditerranéennes, est souvent déconsidéré au profit du bar, qui souffre de la surpêche et coûte 4 à 5 fois plus cher. Pourtant, ce poisson est une alternative gustative de choix. Selon Charles Guirriec, "La chair du mulet est comparable à celle du bar, elle est savoureuse et absente d'aretes gênantes". Que ce soit en ceviche, grillé au barbecue (environ 8 minutes par côté) ou cuit lentement au four (approximativement 50 minutes à 100 °C pour un kilogramme), le mulet s'avère être un délice. De plus, ses œufs, la poutargue, en font un mets haut de gamme.
Remplacez le cabillaud par le tacaud
Adepte du cabillaud ? Cette espèce peut, à un coût élevé, représenter une option peu durable. Optez plutôt pour le tacaud, un cousin du merlan, offrant un goût similaire à un prix d'environ 10 €/kilo. Bien que parfois associé à la nourriture pour animaux, ce poisson est apprécié pour sa chair tendre. Pour plaire aux plus jeunes, essayez des tacauds frits à la poêle ou au four (40 minutes à 100 °C pour un poisson entier de 400 g), en y ajoutant quelques herbes fraîches pour rehausser le goût.
Choisir la bonite au lieu du thon rouge
La bonite, un poisson à dos rayé présentant un coût inférieur (entre 10 et 20 €/kilo), est une excellente alternative au thon rouge. Savourez sa chair rosée crue en ceviche ou en carpaccio, ou grillez-la sur la plancha pour maximiser ses saveurs. Pour la préparer au four ou à la poêle, n'hésitez pas à l'incorporer dans une salade froide.
Passionné de sardines ? Ne manquez pas la recette des sardines marinées d'un meilleur ouvrier de France.
Indicateurs de fraîcheur du poisson
Un poisson frais se distingue par sa couleur vive et ses reflets chatoyants. Pensez à vérifier ses ouïes, qui doivent être rosées, et son œil, dont la pupille doit être bien définie. Un poisson abîmé présentera une pupille floue, signe de dégradation. Les odeurs désagréables sont également indicatives de manque de fraîcheur.
Pour économiser tout en réduisant les déchets, envisagez de garder les têtes et arrêtes pour concocter des sauces ou bouillons délicieux.
A lire également : "Pêche du jour", de Jordan Goube, éd. Marabout. 60 recettes autour du poisson.







