Une récente étude menée par le CNRS a révélé que l'aversion pour le fromage chez certains Français pourrait être due à des mécanismes neurologiques. En effet, certains individus réagissent différemment aux stimuli liés au fromage, non pas à cause de leurs préférences gustatives, mais en raison de leur système nerveux qui transforme des signaux de récompense en dégoût.
Les résultats de l'étude du CNRS
Sur un échantillon de 332 participants, 6 % ont déclaré ne pas apprécier le fromage, en faisant l'aliment le moins aimé, devant même le poisson et certains légumes. Les chercheurs ont évalué les réactions de ces individus à l'aide d'imageries par résonance magnétique, qui ont montré une absence d'activation dans le pallidum ventral — partie du cerveau associée à la faim — lors d'expositions au fromage.
Une explication neurologique
Les cerveaux des personnes qui n'aiment pas le fromage n'active pas les zones liées au circuit de la récompense, en contraste avec leurs réactions face à d'autres aliments. Selon les chercheurs, ce phénomène pourrait s'étendre à d'autres aliments moins appréables.
Enquête sur les préférences alimentaires
Jean-Pierre Royet, directeur de recherche au CNRS, souligne aussi que la sensibilité au lactose pourrait jouer un rôle, bien que la majorité des personnes qui détestent le fromage évitent habituellement tous types de fromage. Des intolérances à d'autres substances présentes dans le fromage pourraient également être responsables de cette aversion. Il est intéressant de noter que ces mécanismes neurologiques pourraient potentiellement s'appliquer à d'autres aliments que l'on pourrait ne pas apprécier.







