Dans son ouvrage, la diététicienne Sophie Janvier dévoile une approche douce pour rehausser ses repas. Des conseils pratiques pour modifier subtilement notre alimentation, tout en préservant le plaisir de manger.
Manger une soupe le soir après un copieux plat de lasagnes à midi ne devrait pas être perçu comme une punition. Sophie Janvier, diététicienne et nutritionniste, a eu l'idée d'accompagner ses patients vers un mieux-être alimentaire à travers des réflexes simples. Dans La méthode douce pour mieux manger, sorti le 17 août chez Leduc, elle propose des ajustements accessibles pour équilibrer les repas, sans chercher une grande révolution.
Manger avec couleurs et créativité
Comment améliorer son alimentation sans contrainte ? Selon Sophie Janvier, il suffit d'oser et de diversifier. "Explorez votre répertoire alimentaire. Les aliments vont bien au-delà de leur valeur nutritionnelle ou calorique", affirme-t-elle.
Parmi ses 33 conseils de « microchangements », elle recommande de privilégier les aliments d'origine végétale en jouant sur les couleurs. "Composez votre assiette comme une palette de peinture, avec au moins trois teintes différentes". Ces couleurs vives, présentes dans les fruits et légumes, reflètent non seulement un attrait visuel, mais aussi une richesse en antioxydants bénéfiques pour la santé.
Les pigments vifs des fruits et légumes traduisent une présence en antioxydants, soit des molécules précieuses pour protéger nos cellules du vieillissement.
Évitez les assiettes monochromes, car elles risquent d'être le signe d'un excès de féculents raffinés et de viandes. Pour ceux qui n'apprécient pas certaines saveurs comme celle du brocoli ou de la banane, les légumineuses, herbes et épices constituent des alternatives savoureuses et saines.
Améliorer ses choix alimentaires
Sophie Janvier met également l'accent sur l'importance du fait maison. En cuisinant soi-même, on maîtrise les quantités et les ingrédients. "Si vous trouvez des produits dont le nom vous est inconnu dans votre liste, ils sont probablement ultra-transformés, associés à des risques de prise de poids ou de problèmes de santé", avertit-elle.
Cela ne signifie pas qu'il faille renoncer à des moments de plaisir. "Si vous préférez ne pas cuisiner à chaque fois, optez pour des légumes surgelés non cuisinés pour accompagner vos plats ou choisissez des préparations artisanales plutôt que des options industrielles".
Il faut en moyenne 21 jours pour quitter une mauvaise habitude… Et 66 pour la remplacer définitivement par une bonne.
S'auto-évaluer et progresser
Le chemin vers une meilleure alimentation peut comporter des défis. Selon des études, il faudrait en moyenne trois semaines pour abandonner une habitude néfaste et plus de deux mois pour instaurer un nouveau comportement. En ajoutant intention et attention dans vos choix, vous parviendrez à ancrer de nouveaux automatismes alimentaires.
N'oubliez pas de faire preuve de bienveillance envers vous-même. Il est primordial d'évaluer vos progrès, aussi bien positifs que négatifs, pour ajuster vos habitudes. Restez à l'écoute de vos besoins et avancez vers le changement en douceur.
(1) La méthode douce pour mieux manger, de Sophie Janvier, publié aux éditions Leduc, 272 pages, 18€.







