Les défenseurs du français s'interrogent : pourquoi recourir à des termes en franglais comme «souping», «juicing» ou «snacking» pour désigner de nouveaux phénomènes alimentaires ? Ces tendances sont-elles vraiment révolutionnaires ou sont-elles vouées à disparaître ?
Naviguer dans le monde des tendances alimentaires peut s'avérer complexe, tant elles se multiplient. Issues principalement des États-Unis, ces nouveautés prétendent être saines, mais il est essentiel de les analyser avec un esprit critique. Chacune d'elles se termine par le suffixe '-ing'.
Le souping
Récemment, la toile s'est enflammée autour du "souping", que les curieux ont vite identifié comme l'acte de consommer de la soupe. Ce plat traditionnel, apprécié depuis le Moyen Âge, mérite cependant d'être revisité.
Concept : Le "souping" se concentre sur la consommation régulière de soupes faites maison, pour en préserver tous les nutriments. Certaines personnes envisagent même de suivre des cures detox.
Notre avis : Bien que ce retour aux sources ne soit pas nuisible, l'emplacement d'un terme anglais pour désigner un simple dîner de soupe semble superflu.
Viabilité : 1 % de chances.
Le juicing
Le "juicing" incarne la version estivale du "souping". Avec l'essor des bars à jus en France et l'apparition de marques tel que Yumi, cette pratique a su s'imposer dans le paysage gastronomique moderne.
Concept : Le "juicing" se traduit par l'échange de nourriture solide contre des jus de fruits et légumes frais, préparés avec des centrifugeuses.
Notre avis : Bien que les jus de fruits et légumes aient leurs avantages en termes de santé, il est crucial de les consommer avec modération. Les cures de jus peuvent être efficaces sur une courte durée, mais attention à l'effet yo-yo.
Viabilité : 50 % de chances.
Le snacking
Le "snacking" n'est pas un concept nouveau. Des chefs comme Christophe Adam promouvaient déjà des plats à emporter raffinés. Cette tendance a pris de l'ampleur, avec une augmentation significative du panier moyen des Français pour ces options.
Concept : Divers professionnels tels que bouchers et pâtissiers proposent des mets à déguster sur le pouce, en sus de leur proposition traditionnelle.
Notre avis : Bien que le terme "snacking" puisse être remplacé par "vente à emporter", l'initiative de préparer des plats de qualité reste louable.
Viabilité : 80 % de chances.
Les toppings
Les "toppings" sont partout, ajoutant une touche personnalisée aux plats. Que ce soit sur des desserts ou des salades, ces garnitures répondent aux exigences des consommateurs.
Concept : Les "toppings" englobent divers ingrédients, des fruits aux noix, ajoutés aux plats pour enrichir la présentation et le goût.
Notre avis : Bien que ces garnitures puissent moderniser certains plats, elles ne remplaceront pas les classiques.
Viabilité : 30 % de chances.
Le racletting
Bien que le "racletting" ne soit pas un concept formel, il a gagné en popularité sur les réseaux sociaux cet hiver, avec une explosion de posts liés à ce plat savoyard.
Concept : Ce terme fictif illustre une véritable tendance culinaire, ou plutôt une passion.
Notre avis : Dans un contexte de régimes stricts, il est réconfortant de voir que des plats traditionnels retrouvent leur place.
Viabilité : 100 % de chances.







