Le chénopode bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus) est une plante vivace dont les feuilles sont savoureuses une fois cuites, rappelant ainsi les épinards. Ce nom rend hommage au roi Henri IV, connu pour avoir mis en lumière ses vertus culinaires. Une fois bien enracinée, cette plante rustique peut produire pendant plusieurs années.
Les feuilles, d'un vert foncé, mesurent entre 8 et 12 cm. Leur forme de triangle, évoquant des pointes de lances, ainsi que leurs bords légèrement ondulés en font un élément intéressant du jardin.
Entre juin et septembre, de délicates inflorescences verdâtres apparaissent en épis. Pour une meilleure récolte, il est conseillé de cueillir les feuilles entre avril et juin et à nouveau vers septembre jusqu'en octobre.
Le chénopode bon-Henri est répandu dans les alpages à travers l’Europe. Bien qu’il puisse être cueilli dans la nature, il peut également être cultivé dans le jardin, faisant partie intégrante des légumes anciens. Sa douceur le distingue des épinards classiques.
Avec seulement 30 kcal/100g, les feuilles sont à la fois faible en calories et laxatives. Elles fournissent des provitamines A, ainsi que des vitamines B1, B2, PP, C, du calcium, du phosphore, du fer, et de l’acide oxalique, ce qui les rend à éviter pour les personnes souffrant de problèmes rénaux.
- Famille : Chénopodiacées
- Type : vivace
- Origine : Europe
- Couleur : fleurs verdâtres
- Semis : oui
- Bouture : non
- Plantation : printemps
- Floraison : juin à septembre
- Récolte : avril à juin puis octobre
- Hauteur : 30 à 60 cm
Conditions idéales pour cultiver le chénopode bon-Henri
Ce légume s'épanouit aussi bien au soleil qu'à l'ombre, dans un sol riche, humifère et neutre.
Moment de semis et de plantation
Le printemps est le meilleur moment pour semer le chénopode bon-Henri. Vous pouvez également le planter à l’automne, mais la récolte ne sera possible qu’après quelques mois, souvent l’année suivante. La division des touffes est également envisageable.
Entretien et culture du chénopode bon-Henri
Avant la plantation, enrichissez le sol avec du fumier bien décomposé. L’arrosage doit rester modéré, notamment en été. À la fin de l’hiver, taillez les tiges sèches pour encourager l’émergence de nouvelles pousses. Couper les hampes florales pourra également stimuler la croissance des feuilles.
Récolte, conservation et utilisation
Les feuilles se récoltent selon les besoins, car elles ont tendance à se flétrir rapidement. Les jeunes feuilles peuvent être consommées crues en salade, tandis que les plus matures se cuisinent comme des épinards. Les jeunes tiges, avec leurs inflorescences, peuvent être dégustées en alternative aux asperges.
Historiquement, ses graines étaient une ressource lorsque les céréales venaient à manquer.
Maladies et nuisibles
Les limaces et les escargots sont les principaux ennemis de la culture du chénopode bon-Henri.
Associations favorables au jardin
Dans votre potager, espacez les plants de 40 cm avec des rangées distantes de 60 cm pour un meilleur développement.
Variétés recommandées
En plus du chénopode bon-Henri, le chénopode blanc (Chenopodium album), souvent considéré comme indésirable, révèle un goût encore plus subtil que l’épinard. Le chénopode géant (Chenopodium giganteum), qui peut atteindre 2 m, est notable pour ses jeunes pousses colorées. Quant au quinoa (Chenopodium quinoa), cette variété est principalement cultivée en Amérique du Sud pour ses précieuses graines.







