Les céréales ne sont pas toutes bénéfiques pour notre santé. Une étude récente met en lumière que la consommation excessive de céréales raffinées peut augmenter le risque de décès prématuré.
Bien que souvent considérées comme saines, il est crucial de distinguer les céréales complètes des céréales raffinées. Par exemple, un bol de céréales industrielles n'apporte pas les mêmes bienfaits nutritionnels qu'un bol d'avoine entière. Selon l'étude parue dans le British Medical Journal, une grande consommation de céréales raffinées pourrait nuire gravement à la santé.
Une étude révélatrice sur le long terme
Cette recherche, menée sur 16 ans, a inclus 137 130 participants à travers 21 pays. En sondant leurs habitudes alimentaires, les chercheurs ont constaté que ceux qui consommaient des céréales modifiées risquaient d'augmenter leur mortalité précoce de 27%. De plus, le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) était élevé, atteignant 47%, tandis que celui des maladies cardiovasculaires s'élevait à 27%.
Une question de modération
Où se cachent ces céréales raffinées ? On les retrouve dans divers produits industriels tels que les pâtes, les viennoiseries et le pain blanc. Toutefois, il est essentiel de noter que le sur-risque de décès ne se manifeste que chez ceux consommant plus de 350 grammes par jour.
L'étude mentionne également que d'autres facteurs alimentaires, comme des régimes riches en sucre et en graisses, peuvent jouer un rôle dans ce sur-risque, accompagnant généralement la consommation de céréales transformées.
À retenir : bien que cette étude soit observationnelle et ne prouve pas formellement le lien entre la consommation élevée de céréales raffinées et le risque de maladie, elle suggère une tendance préoccupante. Les résultats soutiennent l'idée de privilégier les céréales complètes et de limiter l'apport en céréales raffinées.
Source : Associations of cereal grains intake with cardiovascular disease and mortality across 21 countries in Prospective Urban and Rural Epidemiology study: prospective cohort study, British Medical Journal, 3 février 2021.







