À l'approche des fêtes de fin d'année, la grippe aviaire, ou influenza aviaire, est enregistrée sur 15 sites dans cinq départements du Sud-Ouest de la France. Cela soulève la question : doit-on éliminer foie gras et volailles de nos festivités ? Thierry Pineau, chef du département de santé animale à l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), clarifie la situation.
Les passionnés de foie gras et de volaille peuvent se réjouir. Ils pourront savourer leurs plats préférés à Noël et au Nouvel An sans crainte.
Un récent rapport de l'Agence de sécurité nationale de l'alimentation (Anses), demandé par les ministères de la Santé et de l'Agriculture, est formel : « il n'y a aucune preuve de virulence pour l'homme ». Le virus de l'influenza aviaire présent en France n’est pas transmissible à l'homme via la viande, les œufs, le foie gras ou d'autres produits alimentaires. De plus, le ministère de la Santé réaffirme que la transmission à l'homme reste extrêmement rare.
Évaluer le risque de contamination pour les humains
Le 24 novembre, le laboratoire national de référence d'Influenza de l'Anses a identifié une souche d’Influenza aviaire H5N1 hautement pathogène dans une ferme en Dordogne. Plusieurs foyers ont depuis été confirmés touchant diverses espèces aviaires dans plusieurs départements.
Thierry Pineau explique : « Il était crucial de s'assurer que le virus H5N1 n’était pas lié à la souche asiatique de 1996, qui est hautement pathogène pour les humains. Les souches H5N2 et H5N9 n'ont, quant à elles, jamais infecté les humains. » L'Anses a effectué un séquençage et a conclu que le H5N1 présent en France ne représente pas un danger pour l'homme, limitant pratiquement le risque de contamination.
Restrictions sur les importations de produits avicoles
Malgré ces assurances, au moins 15 pays, notamment au Japon, ont mis en place des embargos concernant certains produits avicoles français. Thierry Pineau souligne que ces mesures visent à protéger les élevages plutôt que la population humaine, précisant qu'il existe un risque minimal que le virus se propage via les moyens de transport.
Précautions pour les professionnels
Néanmoins, les travailleurs en contact direct avec les volailles doivent rester vigilants. L’Anses rappelle que le risque d'infection par voie respiratoire lors de la manipulation de volailles est à prendre en compte, bien qu'aucun cas d'infection n'ait été signalé parmi ces professionnels. Thierry Pineau conclut : « Nous faisons face à une crise de santé animale, sans risque pour les humains. »
Alors, en attendant les fêtes, n'hésitez pas à explorer notre séléction de recettes de foie gras pour ravir vos convives.







