Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, confirme les adaptations nécessaires au futur système universel de retraites en France. Bien qu'une structure de points soit mise en place, certaines spécificités restent, notamment pour les départs anticipés et les carrières longues.
Les droits universels, mais avec des adaptations
Le nouveau système a pour ambition d'uniformiser les droits des retraités. Cependant, il reconnaît la nécessité de conserver des éléments tels que les durées de cotisation, en particulier pour les individus ayant des revenus modestes. La pension minimum, versée aux travailleurs ayant cotisé toute leur vie avec de faibles revenus, restera basée sur des critères de durée plutôt que sur le nombre de points. En effet, garantir une pension décente est crucial pour ceux qui ont contribué à la société malgré des revenus limités.
Prise en compte des carrières longues et des départs anticipés
Par ailleurs, le dispositif des carrières longues demeure intact, permettant à ceux ayant cotisé un nombre minimum de trimestres avant 20 ans de partir à la retraite à 60 ans. Les travailleurs qui bénéficient de conditions professionnelles difficiles continueront également à avoir accès à des départs anticipés, en particulier ceux dont la fonction est jugée essentielle, comme les policiers, les pompiers et les agents de la fonction publique.
L'impact sur les finances et la transition
En matière de financement, le haut-commissaire a garanti que les cotisations des salariés du secteur privé ne seraient pas affectées au maintien des départs anticipés des régimes spéciaux durant la transition. Au lieu de cela, ces coûts seront pris en charge par l'État. La réforme vise à mettre fin à des pratiques qui ne favorisent pas des retraites durables pour les futurs retraités, tout en s'alignant sur les pratiques internationales dans un contexte de défi démographique croissant.







