Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) offrent une opportunité d'investissement dans l'immobilier tout en minimisant les risques locatifs et les responsabilités liées à la gestion d'un bien. Contrairement à d'autres structures, les SCPI ne paient pas l'impôt sur les sociétés, mais leurs associés, personnes physiques ou morales, doivent s'acquitter d'une imposition sur les dividendes perçus. Voici un aperçu de la fiscalité qui s'applique aux SCPI.
Qu'est-ce qu'une SCPI ?
Les SCPI sont des organismes de placements collectifs qui permettent à des investisseurs de capitaliser leur épargne dans l'immobilier. Gérées par des sociétés spécialisées, elles achètent et louent des biens, tout en redistribuant des dividendes aux investisseurs, proportionnellement à leur part. Ce mécanisme présente un bon rapport rendement/risque et suscite l'intérêt des épargnants cherchant à diversifier leur portefeuille.
Fiscalité des revenus fonciers pour les parts de SCPI
Les investisseurs en SCPI touchent principalement des revenus fonciers qui proviennent des loyers perçus. La fiscalité applicable peut varier selon que l'investisseur est une personne physique ou morale :
- Pour les personnes physiques : deux régimes fiscaux peuvent s'appliquer : le micro-foncier, favorisant les petits revenus avec un abattement de 30 %, ou le régime réel, permettant de déduire les charges et les prêts, soumis ensuite à l'impôt sur le revenu progressif.
- Pour les personnes morales : les revenus sont généralement imposés au taux de l'impôt sur les sociétés.
La fiscalité sur les revenus financiers et les plus-values
Les revenus financiers générés par la SCPI peuvent être soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d'imposition et 17,2 % de prélèvements sociaux) ou au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Concernant les plus-values immobilières issues de la vente de biens, elles sont imposées à 19 % avec des abattements possibles selon la durée de détention des biens.
En outre, les investissements en SCPI peuvent également influencer la situation fiscale des investisseurs vis-à-vis de l'Impôt sur la Fortunes Immobilières (IFI), appliqué aux patrimoines immobiliers dépassant 1,3 million d'euros.







