À l'approche de la grande concertation sur le système universel de retraite, les enjeux de solidarité entre générations deviennent de plus en plus pressants.
Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a récemment annoncé que les échanges avec les partenaires sociaux entrent dans leur phase finale. Ces discussions, qui se poursuivent jusqu'à mai, abordent des thèmes sensibles tels que les conditions de départ à la retraite, la prise en compte de la pénibilité au travail, ainsi que l'avenir des régimes spéciaux. Ces consultations sont essentielles pour élaborer un système qui répond aux besoins actuels et futurs.
Un système solidaire par points
Jean-Paul Delevoye est convaincu que le nouveau système universel par points, qui pourrait unifier les 42 régimes existants, propose des droits équitables pour tous, basés sur un même niveau de cotisation. Cette évolution vise à réduire les inquiétudes concernant l'avenir des jeunes générations. En s'inspirant des principes fondateurs de la Sécurité sociale, la réforme cherche à offrir un cadre plus prévisible aux travailleurs, libérant ceux-ci de l'incertitude.
Les inquiétudes des retraités et des jeunes
Avec 79 % des retraités craignant pour l'avenir financier de leurs petits-enfants, la confiance dans le système actuel semble s'amenuiser. Une étude de la Fondation pour l'innovation politique souligne que près de 90 % des Français jugent le système de retraite actuel inégalitaire et complexe. En outre, 65 % des actifs restent attachés aux principes de répartition, tandis que 52 % des jeunes de 18 à 24 ans préfèrent une approche basée sur la capitalisation, témoignant d'un manque de confiance dans le système de solidarité. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a également évoqué la nécessité d'une gouvernance garantissant aux jeunes qu’ils ne seront pas désavantagés dans ce futur régime, intégrant un niveau de solidarité élevé tout en préservant les mécanismes actuellement en place.







