À partir du 1er octobre 2022, la réduction de 18 centimes sur le carburant, qui profitait à tous les Français, sera supprimée. En remplacement, le gouvernement met en place un dispositif ciblé. Qui pourra en bénéficier ?
Les bénéficiaires du chèque carburant
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a souligné l'importance d'apporter une aide à la classe moyenne, souvent contrainte d'utiliser son véhicule pour le travail. Ce soutien pourrait s'adresser à 11 millions de Français, incluant travailleurs, apprentis et indépendants.
Pour illustrer, il a pris l'exemple d'une mère célibataire avec deux enfants, ayant un revenu mensuel de 3 000€. Selon lui, elle devrait avoir droit à cette aide. Un couple avec deux enfants gagnant somme toutes 3 600€ par mois pourrait également être éligible.
Les critères d'attribution du chèque semblent plus larges que ce qui avait été initialement évoqué par le ministre des Transports, Clément Beaune, qui avait mentionné des plafonds autour de 2 000 à 3 000€ de revenus mensuels.
Détermination du montant de l'indemnité carburant
Le montant de l'indemnité sera ajusté en fonction des revenus et de la structure familiale. Le plafond de revenus sera calculé selon le revenu fiscal de référence par personne. Un bonus sera attribué en fonction de la distance parcourue pour se rendre au travail, et ce, pour ceux parcourant plus de 12 000 km par an ou résidant à plus de 30 km de leur emploi. Ces différents bonus ne seront cependant pas cumulables.
Procédure de demande et modalités de versement
Bruno Le Maire a insisté sur la nécessité d'un processus simple et proactif. Les demandeurs devront s'inscrire sur le site de la Direction générale des finances publiques (DGFP) et créer un espace personnel. Le DGFP s'engagera également à notifier les personnes éligibles par SMS ou e-mail.
Le versement de l'aide se fera par virement bancaire dès le 1er octobre 2022, en une seule fois. Il est important de noter qu'il n'y aura pas de répétition de cette aide pour le moment.
Des contrôles pourraient être effectués par le ministère de l'Économie pour vérifier les informations fournies, notamment en vérifiant les données auprès des compagnies d'assurance automobile et des certificats de contrôle technique.







