À partir du 1er mars 2025, la TVA appliquée aux chaudières à gaz passera de 10 à 20 %, ce qui pourrait augmenter le coût pour les consommateurs d'environ 500 euros. Bien que le gouvernement défende cette mesure comme un moyen d'accélérer la transition énergétique, les alternatives proposées restent onéreuses, rendant la situation complexe pour de nombreux foyers.
Si vous envisagez l’achat d’une chaudière à gaz, il est temps d’agir. Avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle TVA, le prix des chaudières risque d’augmenter de façon significative. En effet, un appareil actuellement proposé à 5 000 euros pourrait voir son prix grimper à 5 500 euros, comme l'indique Cyril Radici, représentant du Synasav, dans un article de Ouest-France. Cette hausse concerne aussi bien les chaudières traditionnelles que celles qui affichent une très haute performance énergétique (THPE).
Vers une réduction des énergies fossiles
Le gouvernement justifie cette décision par un besoin de conformité aux normes européennes et encourage l’adoption d’énergies renouvelables. En augmentant le coût des chaudières à gaz, qui reposent sur des énergies fossiles, l’État espère inciter les ménages à se tourner vers des solutions plus durables, telles que les pompes à chaleur (PAC).
Cependant, cette démarche pourrait s’avérer peu efficace. Le coût des pompes à chaleur, qui varie entre 10 000 et 15 000 euros pour le système et son installation, contraste fortement avec les 5 000 euros en moyenne pour une chaudière à gaz. Bien que des aides, comme MaPrimeRénov', puissent alléger cette dépense, les démarches administratives restent souvent un obstacle.
Un marché en pleine expansion en 2024
En parallèle, le marché des chaudières à gaz a connu une véritable renaissance en 2024. Selon des données fournies par Uniclima et citées par RMC, environ 445 000 chaudières gaz-fioul ont été vendues l’année dernière, marquant une hausse de 14 % par rapport à 2023. Cet essor s’explique notamment par la baisse des tarifs du gaz, suite à la crise énergétique de 2022.
Ce phénomène apparaît paradoxal, dans un contexte où des réglementations de plus en plus strictes ont été mises en place. En effet, depuis 2022, l’installation de chaudières à gaz est interdite dans les logements individuels neufs, et à partir de cette année, cette restriction s’étend aux logements collectifs neufs.







