La revalorisation des retraites complémentaires Agirc-Arrco prévue le 1er novembre pourrait s'avérer décevante pour les 13 millions d'ex-salariés du privé concernés. En effet, cette hausse des pensions semble s'éloigner de l'inflation, avec un décrochage prévisible de 0,5 point.
Périphérie économique : un contexte difficile
La crise sanitaire a contraint de nombreux secteurs à recourir au chômage partiel, entraînant une diminution significative des cotisations versées à l’Agirc-Arrco. En conséquence, le régime a enregistré un déficit de 4,1 milliards d'euros en 2020, malgré un léger excédent l'année précédente. Pour faire face à cette situation, les partenaires sociaux, réunis le 22 juillet, ont proposé de limiter les revalorisations des pensions sur une durée de deux ans. L'objectif principal : maintenir les réserves de l'Agirc-Arrco au-dessus d'un seuil de sécurité défini par un accord de 2019.
Une revalorisation hypothétique de 0,9 % ?
Si l'inflation hors tabac atteint 1,4 %, comme le prévoit l’Insee, la revalorisation des pensions pourrait se limiter à 0,9 % en novembre. En comparaison, l'accord de 2019 aurait permis un ajustement de 1,2 % en respectant un écart de 0,2 point par rapport à l'inflation.
Les conséquences sur votre pension
Pour un montant moyen de pension complémentaire de 481 € par mois, une sous-indexation de 0,5 point se traduirait par une perte approximative de 2,40 € mensuels. La décision finale concernant cette revalorisation doit être confirmée par un accord des partenaires sociaux d’ici le 1er octobre. Les syndicats patronaux et certains syndicats comme la CFDT sont favorables à cette mesure, jugée équilibrée, tandis que d'autres, comme la CFE-CGC, ont exprimé leur droit d'opposition. Néanmoins, une seule voix ne suffit pas pour bloquer le processus de décision, ce qui soulève des inquiétudes quant à l'issue réelle de cette revalorisation.







