Vous souhaitez changer de logement mais la vente de votre bien actuel n’est pas encore conclue ? Le prêt relais est une solution transitoire conçue pour faire le lien entre ces deux étapes. Ce crédit court terme permet d’acheter sans attendre la vente, tout en prévoyant le remboursement une fois la cession réalisée.
Qu'est-ce qu'un prêt relais ?
Le prêt relais est un financement in fine : le capital est généralement remboursé en une seule fois à la vente du bien existant, tandis que l’emprunteur acquitte pendant la durée du prêt les intérêts et l’assurance. Sa durée habituelle varie de 12 à 24 mois, parfois prolongée par accord bancaire si la vente tarde.
C’est un produit pensé pour éviter le double rythme « vendre puis louer » ou pour éviter d’attendre la concrétisation de la vente avant d’acquérir. Son montant dépend principalement de l’estimation du bien mis en vente et de votre situation financière (reste dû, apport, taux, etc.).
Les types de prêt relais et quand les choisir
- Prêt relais sec : la banque avance une somme en supposant que la vente couvrira intégralement la nouvelle acquisition. Idéal si vous anticipez une revente rapide et un prix de vente suffisant.
- Prêt relais adossé (ou acquisition) : combine un relais et un prêt amortissable pour financer le supplément si le nouveau bien coûte plus cher. Ce montage entraîne des mensualités supplémentaires une fois le relais ouvert.
- Rachat ou refinancement du relais : si votre taux d’endettement devient problématique ou si la vente tarde, la banque peut proposer de racheter le relais en transformant le crédit en prêt amortissable sur une durée plus longue, afin d’alléger les mensualités.
Le choix dépend de votre projet (agrandissement, mutation, déménagement géographique), de la solidité du marché local et de votre tolérance au risque financier.
Montant, remboursement, coûts et délais
Les banques s’appuient sur une estimation professionnelle du bien à vendre et prennent en compte :
- les caractéristiques du logement (année, état, surfaces, potentiel de travaux),
- le diagnostic énergétique (un mauvais DPE peut peser sur le prix attendu),
- le contexte local et la dynamique du marché immobilier.
En pratique, le prêt relais couvre en général entre 60 % et 80 % de la valeur du logement mis en vente. La décision finale tient aussi compte du prix du nouveau bien, du capital restant dû et de votre apport.
Sur le plan du remboursement, deux formules courantes existent : la franchise partielle (paiement mensuel des intérêts et de l’assurance, capital remboursé à la vente) et la franchise totale (paiement mensuel uniquement des primes d’assurance, capital et intérêts réglés lors de la cession). Quelle que soit la formule, la vente doit permettre de solder le relais, sauf refinancement ou rachat du crédit.
Points de vigilance :
- coût : les taux des prêts relais sont souvent supérieurs aux crédits immobiliers classiques et peuvent être soumis à un plafond spécifique (taux d’usure) ;
- risque de marché : en cas de difficulté à vendre rapidement, vous pouvez être contraint de baisser le prix ou de renégocier le montage financier ;
- assurance emprunteur : elle reste généralement exigée et couvre notamment le décès et la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA).
Enfin, le délai d’obtention d’un prêt relais est en moyenne de 30 à 45 jours ouvrés après dépôt du dossier, mais il est conseillé d’anticiper la constitution du dossier (estimation, diagnostics, justificatifs de revenus) et, au besoin, de se faire accompagner par un courtier pour optimiser les conditions.







