Autrefois évincées grâce aux désherbants, ces plantes mal-aimées retrouvent la faveur des jardiniers. En plus d'enrichir la biodiversité, elles possèdent des propriétés surprenantes qui méritent d'être reconnues.
Vous avez dit indésirables ?
• Des orties au service du jardin
L’ortie, souvent perçue comme une menace, cache pourtant des bienfaits notables. Bien qu’un coup de bêche puisse suffire à l’éliminer, cette plante est un précieux indicateur de sols riches en azote. À l’endroit de plantation, ses feuilles fraîches stimulent la croissance des tomates et les préservent du mildiou. Le purin d’ortie, un extrait fermenté, renforce aussi les défenses naturelles des plantes. De plus, ses feuilles peuvent servir de paillage ou d’activateur pour le compost. Dans le coin de votre jardin, les orties attirent également des insectes pollinisateurs cruciaux comme les chenilles et le papillon du jour.
Suggestion alternative : Pour un massif à mi-ombre, pensez à remplacer l’ortie par le lamier orvale, une plante semblable mais sans piquants.
• Une prêle bienfaisante
La prêle, une plante ancienne, peut envahir rapidement le jardin grâce à ses racines traçantes. Elle aime les sols lourds et humides, tout en les enrichissant en silicium. Pour la contrôler, tentez des tontes fréquentes et un paillage de matières organiques. Gardez-en cependant pour réaliser des décoctions qui préviennent le mildiou de vos tomates, la cloque des pêchers ou l’oïdium de la vigne. En tant que biostimulant, la prêle renforce la vigueur des plantes et éloigne les araignées rouges.
Suggestion alternative : Près d’un bassin, optez pour la prêle américaine, avec ses tiges graphiques et non invasives.
• Le lierre, un allié caché
Le lierre est une plante tenace qui colonise les massifs, grimpant sur les arbres pour offrir protection contre le vent. Bien qu'il puisse comporter des risques de chutes, il abrite de précieux insectes et fournit refuge aux oiseaux qui apprécient ses baies noires. Laissez-le s’épanouir tout en le taillant régulièrement en été. Étonnamment, appliqué sur la peau, le lierre favorise la cicatrisation, et en phytothérapie, il est réputé pour dégager les voies respiratoires.
Suggestion alternative : Remplacez-le par des couvre-sols plus sages tels que le lamier rampant ou le pachysandre.
• Attention au liseron
Ce liseron réputé pour étrangler rosiers et framboisiers s’avère être un véritable cauchemar pour les jardiniers. Une petite portion de racine suffit pour donner naissance à une nouvelle plante. Pour le maîtriser, recouvrez-le d’une bâche ou arrachez ses jeunes pousses régulièrement. Si vous souhaitez fleurir une clôture, tournez-vous vers le liseron bleu, à semer au mois de mai.







