Le gui (Viscum album) est une plante fascinante appartenant à la famille des Santalacées. On la retrouve dans plusieurs régions, notamment en Europe, en Asie et en Afrique du Nord, où elle élit domicile sur divers arbres feuillus, tels que les peupliers et les pommiers, mais très rarement sur des conifères. Tout comme le houx (Ilex aquifolium), le gui est indissociable des festivités de Noël et du Nouvel An.
Rites et traditions des druides
Considéré comme une hémiparasite, le gui tire une partie de ses nutriments des arbres qu'il colonise, tout en conservant sa capacité photosynthétique. Il est à noter que le gui n'affectionne pas les érables, les hêtres et n'est que rarement vu sur les chênes.
Ses tiges, arrondies et articulées, se divisent régulièrement en deux jusqu'à leur sommet. Les feuilles, d'un vert jaunâtre, sont épaisses et coriaces, tandis que les petites fleurs, masculines ou féminines, émergent aux débuts du printemps pour donner naissance à de fausses baies globuleuses, translucides et nacrées, mesurant moins d'un centimètre, qui sont alors responsables de la propagation de la plante grâce aux oiseaux.
En ce qui concerne ses composés, le gui regorge de substances bénéfiques telles que des tripertènes, des stérols, des acides phénoliques, des flavonoïdes et des viscotoxines. Pour les Gaulois, la cueillette de cette plante se faisait lors d'un rituel sacré, nécessitant une faucille en or et un tissu blanc pour recevoir le gui récolté. Ce dernier symbolisait pour les druides l'éternité et l'immortalité, tout en étant reconnu pour ses propriétés curatives.
De nos jours, il est de coutume d'embrasser sous une boule de gui à minuit le 31 décembre, une tradition a priori prometteuse de bonheur et de longévité.
Les vertus médicinales du gui
Les druides utilisaient le gui pour traiter divers maux, notamment la stérilité, les convulsions, ainsi que les maladies respiratoires. Dans l'Antiquité, il servait à soulager l'épilepsie, agissant comme antispasmodique et sédatif.
À l'heure actuelle, le gui est principalement reconnu comme un agent régulateur de la tension artérielle, bénéfique pour ceux dont les habitudes alimentaires sont riches. Il favorise également un rythme cardiaque stable.
Ses propriétés anxiolytiques et sédatives font du gui un allié contre les maux de tête, l'anxiété, et l'hyperactivité des jeunes enfants. En outre, il est utilisé pour traiter certaines maladies articulaires dégénératives comme la polyarthrite rhumatoïde.
Il convient de noter que bien que le gui contienne des viscotoxines, potentiellement bénéfiques pour le système immunitaire, ses baies peuvent être toxiques et engendrer divers troubles en cas d'ingestion. Les feuilles, quant à elles, étaient historiquement utilisées pour leurs vertus médicinales, mais ne sont plus disponibles dans les herboristeries. Utilisées uniquement sous contrôle médical, les feuilles de gui se consomment de plusieurs façons :
- Infusion : 10 à 20 g de feuilles fraîches ou sèches pour 50 cl d'eau, infusées toute une nuit et réchauffées avant consommation (maximum 3 tasses par jour).
- Cataplasmes : feuilles appliquées pour apaiser les douleurs sciatiques.
Il est impératif de consulter un professionnel de santé avant d'utiliser des plantes médicinales. Les femmes enceintes, les individus souffrant de maladies graves ou prenant des médicaments doivent faire preuve de prudence, car des interactions peuvent survenir.







