Expresso, moka, latte… Les façons d'apprécier le café sont nombreuses, mais certaines personnes tolèrent difficilement cette boisson, souvent sans le réaliser. Voici les signes à surveiller.
Consommé avec modération (moins de quatre tasses par jour), le café offre divers bienfaits pour la santé, tels que des antioxydants qui protègent contre les maladies cardiaques, les maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson, et même le diabète. Cependant, les effets de la caféine varient d’une personne à l’autre, et certains consommateurs peuvent ressentir des symptômes désagréables qui pourraient justifier une réduction, voire un arrêt total de leur consommation. Passons en revue les principaux signes indiquant qu'il est peut-être temps d'envisager un sevrage.
Des palpitations cardiaques
Les palpitations peuvent être l'un des premiers signaux d’alerte. Certaines personnes remarquent une augmentation de leur rythme cardiaque après avoir bu du café. « La caféine peut augmenter l'excitabilité cardiaque, et selon notre patrimoine génétique, elle peut influencer notre tension artérielle », affirme Astrid Nehlig, directrice de recherche à l'Inserm. Toutefois, cette sensibilité n'est pas commune, car pour de nombreuses personnes, le café peut même réduire les arythmies cardiaques.
Difficultés pour s'endormir
Le café est bien connu pour ses effets stimulant, rendant l'endormissement plus difficile. Même un seul expresso consommé tôt dans la journée peut provoquer des insomnies chez les personnes très sensibles à la caféine. La capacité d'éliminer la caféine varie d’une personne à l’autre ; pour certains, ce processus peut prendre jusqu'à 16 heures, perturbant ainsi le sommeil nocturne. « Lorsque la caféine reste dans l’organisme à l’heure du coucher, elle bloque les récepteurs de l’adénosine, indispensables pour s'endormir », note Armelle Rancillac, spécialiste du sommeil. Cette obstruction peut nuire à la qualité du sommeil, entraînant une accumulation de fatigue.
Stress et anxiété accrus
La consommation de café peut également engendrer une augmentation de l'anxiété. « La réduction du sommeil nuit à la gestion des émotions, exacerbant l’anxiété », explique Armelle Rancillac. En outre, le café stimule la production de cortisol, l'hormone du stress, ce qui peut entraîner palpitations et même crises d’angoisse en cas de surconsommation. Faïza Bossy, médecin généraliste, souligne qu'une prédisposition génétique peut amplifie ces effets.
Inconfort digestif
En règle générale, le café stimule la digestion. Cependant, sa surconsommation peut mener à des douleurs abdominales, des nausées et même des reflux acides. « Pour ceux qui ont un système digestif sensible, le café peut aggraver ces symptômes », avertit le Dr Bossy. Les personnes atteintes de reflux gastro-œsophagien ou de syndrome du côlon irritable devraient en particulier faire attention à leur consommation.
Maux de tête fréquents
Pour certains, la consommation de café peut devenir problématique, causant des maux de tête, même lorsque normalement, le café a un effet contraire grâce à la vasoconstriction qu'il provoque. « Un buveur régulier de café peut tout de même ressentir des maux de tête en raison d'une vasoconstriction excessive », explique Armelle Rancillac.
Comment réduire sa consommation
Si ces symptômes persistent, il peut être prudent de diminuer sa consommation. Les experts recommandent une réduction progressive pour éviter les symptômes de sevrage, surtout pour les gros consommateurs. Le café d’orge ou la chicorée, toutes deux sans caféine, peuvent servir d'alternatives. D'autres options incluent des tisanes ou des jus de fruits variés.







