Réduire la consommation de viande et adopter une alimentation équilibrée pourraient contribuer à la préservation de la nature tout en nourrissant la population mondiale, selon une récente étude menée par des chercheurs britanniques.
Pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, il est essentiel de privilégier une alimentation saine et équilibrée tout en évitant le gaspillage alimentaire. Cette étude a été publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change.
Le professeur Keith Richards de l'Université de Cambridge a dirigé cette étude pour explorer comment atténuer les émissions de gaz à effet de serre et la pollution à l'échelle mondiale. Bien que l'amélioration des pratiques agricoles joue un rôle, les chercheurs insistent sur l'importance d'un changement dans le comportement alimentaire de la population.
Des recherches récentes indiquent que l'amélioration des rendements agricoles ne suffira pas à satisfaire la demande alimentaire prévue pour 2050. De plus, l'expansion des terres agricoles n'est pas nécessaire car l'agriculture actuelle est responsable d'une perte significative de biodiversité, ainsi que d'un contributeur à la crise climatique et à la pollution.
Une alimentation équilibrée pour limiter les gaz à effet de serre
En réponse à l'intensification de la production, les experts proposent une alimentation saine et équilibrée ainsi qu'une réduction du gaspillage alimentaire. Ces ajustements seraient également bénéfiques pour la santé individuelle et la gestion du poids.
Les auteurs de l'étude suggèrent de limiter la consommation à deux portions de viande rouge de 85 g et cinq œufs par semaine, ainsi qu'une portion de volaille par jour.
"Ce n'est pas un plaidoyer pro-végétarien radical; c'est un appel à une consommation raisonnée de viande dans le cadre d'un régime sain et équilibré," précise le Pr Keith Richards. "Une meilleure gestion de la demande alimentaire, notamment à travers l'éducation, pourrait permettre de préserver la santé des populations tout en réduisant la pression sur l'environnement. "
Le Pr Pete Smith, autre co-auteur de l'étude, insiste sur l'urgence de se tourner vers une alimentation plus saine, tant pour des raisons de santé que pour celles de l'environnement.







