Que vous preniez officiellement votre retraite ou que vous soyez mis à la retraite par votre employeur, le régime fiscal de votre indemnité peut varier considérablement. Lorsqu'une personne est mise à la retraite par son employeur, celle-ci bénéficie généralement de dispositions fiscales plus avantageuses.
• Indemnité de départ volontaire : une fiscalité à prendre en compte
À moins que l'indemnité ne soit versée dans le cadre d’un plan social, toute indemnité perçue lors d'un départ volontaire est imposable, tout comme votre salaire habituel. Elle est soumise aux cotisations de Sécurité Sociale et à la CSG-CRDS dès le premier euro. Depuis l’instauration du prélèvement à la source, la somme perçue est nette d’impôt, mais elle doit être déclarée dans le revenu de l’année suivante. Il est possible d'opter pour le système du quotient afin de réduire l’impact fiscal. Cette méthode permet de n’ajouter qu'un quart de l'indemnité à vos revenus ordinaires, étalant ainsi le surplus d'impôt sur quatre ans.
• Exonérations pour la mise à la retraite
Pour ceux qui sont mis à la retraite par leur employeur après 70 ans, il existe des exonérations significatives. Si l’indemnité ne dépasse pas 10 plafonds annuels de Sécurité Sociale, dont le montant était de 411 360 € en 2021, elle n'est pas soumise aux cotisations dans la limite de 2 plafonds (soit 82 272 €). Pour ce qui est de la CSG-CRDS, l’indemnité est également exonérée dans certaines limites. Si l’indemnité dépasse ces montants, elle devient imposable.
• Les risques d'un départ anticipé
Être mis à la retraite avant 70 ans peut entraîner des coûts supplémentaires pour l'employeur, qui doit payer une contribution de 50% des indemnités auprès de l’Urssaf. Bien que cela puisse inciter des employés à envisager des négociations avec leur employeur pour une mise à la retraite anticipée, les conséquences financières dissuadent souvent les employeurs de pratiquer ce transfert de responsabilité.







