Alors que les soldes touchent à leur fin, l’association UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme sur les pratiques commerciales douteuses qui sévissent chez plusieurs grands acteurs de la vente en ligne. Des réductions affichées de 20 % ou plus suscitent l’interrogation : sont-elles réelles ? Cette organisation de consommateurs a décidé de saisir la Commission européenne pour dénoncer ces dérives persistantes.
L’illusion des baisses de prix
Malgré une apparente offre alléchante, la réalité est souvent très différente. UFC-Que Choisir a analysé les prix de six grandes plateformes : Amazon, ASOS, Cdiscount, Shein, Temu et Zalando. Le constat est sans appel : 85 % des 933 annonces promotionnelles étudiées n’indiquent pas de véritables réductions. Au lieu de cela, elles relèvent d’un prix de référence arbitraire fixé par le vendeur, généralement gonflé avant la promotion.
Ce dispositif est trompeur : des mentions comme "prix conseillés" brouillent la compréhension des consommateurs, rendant la comparaison des prix presque impossible. En outre, aucune des annonces examinées ne respecte les critères de transparence exigés par la loi, qui stipule que les prix de comparaison doivent être compréhensibles et vérifiables. Un exemple flagrant est le site de Shein, souvent critiqué pour son manque de clarté.
Des pratiques encadrées par la loi
Depuis 2022, une directive européenne exige que toute annonce de réduction mentionne le prix antérieur applicable aux 30 derniers jours, afin d'assurer la transparence envers les consommateurs. Récemment, Shein a été condamné à une amende de 40 millions d'euros par la DGCCRF pour des pratiques commerciales trompeuses. L’enquête a révélé que l'entreprise avait délibérément gonflé certains prix avant d’appliquer des remises, sans tenir compte des promotions antérieures.
Ces manœuvres soulèvent des questions cruciales sur l'éthique des grandes marques. Les consommateurs doivent rester vigilants et développer un esprit critique face aux promotions qu'ils rencontrent en ligne.







