En ce début septembre, les partenaires sociaux se réunissent à nouveau pour discuter des contours de la réforme des retraites, sous l'égide d'Édouard Philippe, Agnès Buzyn et Jean-Paul Delevoye. Cette initiative, véritable nouvelle phase de dialogue, vise à construire une approche collaborative similaire au grand débat national de 2019.
Onze mois de concertations
Le 18 juillet dernier, la présentation des propositions de Jean-Paul Delevoye a marquée une étape importante dans ce processus. Cependant, celui-ci a été clair : les discussions demandent encore du temps. Eric Chevée, vice-président de la CPME, a souligné l'importance de pouvoir débattre sur une base solide à travers un texte présenté aux partenaires sociaux. Les prochaines rencontres, prévues les 5 et 6 septembre à Matignon, serviront à élaborer le méthodologie et le calendrier à suivre, alors que le gouvernement souhaite équilibrer le système actuel avant 2025.
Anticipations budgétaires et consultation citoyenne
Bien que certaines mesures d’ordre financier aient été mises de côté pour éviter de perturber les discussions, des économies restent au cœur des préoccupations du gouvernement. La volonté de respecter l’équilibre financier avant l'implémentation du nouveau système est omniprésente. En parallèle, le gouvernement envisage de relancer des consultations citoyennes pour recueillir des réactions sur les propositions, ce qui s'inscrit dans la volonté d'une approche plus participative après la crise des gilets jaunes.
Une opposition variée et mobilisée
Par ailleurs, les premières manifestations s'annoncent pour le 16 septembre, marquant le début d'un mouvement de contestation. Les avocats, accompagnés par divers syndicats tels que ceux des infirmiers libéraux et des pilotes de ligne, craignent de perdre leurs avantages liés aux retraites. Les syndicats qui s'opposent à la réforme, comme FO et la CGT, prévoient également des rassemblements séparés, témoignant d'une mobilisation désunie mais déterminée.







