Votre situation financière a changé ? Que ce soit à cause d'une retraite, d'un chômage, ou d'un passage à temps partiel, une baisse de revenus peut rendre votre prélèvement à la source trop élevé. Il est possible de solliciter une révision de votre taux afin qu'il corresponde mieux à votre nouvelle réalité.
Pourquoi demander une baisse de votre taux ?
Si la différence entre votre ancien et votre nouvel impôt dépasse 10 % et que cela représente plus de 200 €, il est pertinent d’envisager de modifier votre taux. Cette démarche vous permettra de mieux gérer votre budget et d'éviter un prélèvement trop élevé par rapport à vos capacités financières.
Les étapes pour faire votre demande
Pour initier cette démarche, rendez-vous sur votre espace personnel sur impôts.gouv.fr. Cliquez sur "Gérer mon prélèvement à la source", puis choisissez l’option "actualiser suite à une hausse ou une baisse de vos revenus". Vous devrez déclarer vos revenus de 2019 (si ce n'est pas déjà fait) et fournir une estimation de vos revenus pour 2020. Alternativement, vous pouvez contacter votre Centre Prélèvement Service (CPS) par mail ou par téléphone.
Quand effectuer votre demande ?
Il est crucial de faire votre demande avant le 30 juin si vous souhaitez une modification pour l'année en cours. Les demandes reçues avant la fin du mois seront effectives le mois suivant. Après cette date, il ne sera pas possible d'ajuster votre taux pour l'année en cours, mais vous pourrez le faire pour l'année suivante.
Voici le calendrier des demandes :
- Jusqu'au 30 juin de l'année en cours : Changement le mois suivant
- Du 1er juillet au 31 décembre de l'année en cours : Impossible d'effectuer une modification
- Pour l'année suivante (1er janvier au 15 décembre) : Modifications en janvier suivant
- Avant le 31 décembre : Modifications en février de l'année suivante
En cas de doutes, sachez que le taux de prélèvement sera automatiquement ajusté en septembre, basé sur votre déclaration de revenus de 2019, si vous ne faites pas de demande.
Attention, une demande de réduction de taux erronée pouvant entraîner un impôt sous-estimé de plus de 10 % peut engendrer une pénalité. Toutefois, si vous pouvez prouver votre bonne foi, il est possible d’échapper à celle-ci.







