La maladie du corail est une affliction cryptogamique relativement rare, mais elle peut causer des dommages considérables. Difficile à traiter, elle peut entraîner la mort de certains arbres et se répandre rapidement dans le jardin. Une prévention adéquate et une intervention rapide sont donc essentielles.
Cette maladie est provoquée par un champignon, Nectria cinnabarina, qui pénètre l'arbre par des plaies sur son tissu ligneux. Une fois à l'intérieur, il obstrue les vaisseaux de l'arbre, ce qui empêche la circulation de sève. Les parties touchées finissent par se dessécher, conduisant à un dépérissement de l'arbre. Ce champignon prospère principalement sur les branches mortes ou affaiblies, se nourrissant de leur décroissance.
Symptômes à surveiller
Au début, on peut observer un changement de couleur sur l'écorce et la formation de fines craquelures. Après un mois, des pustules, ressemblant à de petits coussins orange, apparaissent. Ces pustules, qui prennent une teinte rouge, rose ou corail avant de devenir plus foncées, indiquent que la maladie est déjà bien enracinée.
En outre, un décrochage des bourgeons, un affaiblissement du bois et un flétrissement des feuilles peuvent également être constatés. Le champignon demeure dans les déblais végétaux et peut contaminer rapidement d'autres plantes.
Plantes affectées par la maladie du corail
Cette maladie concerne principalement les plantes ligneuses, notamment les arbres. Certaines espèces se révèlent particulièrement vulnérables, comme :
- Arbres fruitiers : châtaigniers, figuiers, groseilliers, noisetiers, noyers, poiriers, pommiers et sorbiers.
- Arbres d'ornement : albizias, bouleaux, chênes, forsythias, magnolias, marronniers, peupliers et tilleuls.
Méthodes de traitement
La maladie du corail affecte surtout les arbres affaiblis, déjà malades ou blessés, et qui présentent beaucoup de bois mort. Un entretien rigoureux du jardin et un nettoyage régulier des débris végétaux sont cruciaux pour réduire les risques de propagation.
En prévention, il est conseillé de :
- Effectuer des apports réguliers d'engrais pour renforcer les arbres face aux attaquants.
- Désinfecter vos outils avant toute taille.
- Utiliser un mastic cicatrisant après la taille, car le champignon pénètre par les plaies.
Face aux symptômes initiaux, il est crucial de :
- Gratter les pustules.
- Couper toutes les parties atteintes et les éliminer, en évitant le compost.
- Si l'arbre est gravement touché, envisager son abattage complet pour prévenir la propagation.
- Après la taille des parties malades, appliquer un mastic cicatrisant et enrichir le pied de l'arbre avec du purin d'ortie et de l'engrais pour favoriser sa convalescence.
Évitez de brûler les pustules sur l'arbre, car cela pourrait le stresser davantage sans résoudre le problème. En outre, abstenez-vous de planter de nouveaux arbres sur des zones précédemment infectées.







