Vous souhaitez constituer une épargne pour soutenir un petit-enfant dans le futur? Il existe plusieurs options selon son âge, comme l'ouverture d'un Livret A, d'une assurance-vie ou d'une épargne logement.
Ouvrir un Livret A ou un LDDS : un bon départ
Le Livret A est souvent le premier choix pour les épargnants. Avec ce compte, l'État garantit la sécurité du capital et les intérêts sont exonérés d'impôts. Il est accessible dès la naissance de l’enfant.
À partir de 12 ans, il peut effectuer des dépôts ou retraits avec l’accord de ses parents. À 16 ans, il peut gérer son Livret de manière autonome, sauf opposition de ses représentants légaux. À sa majorité, il a pleine liberté de gestion. Le plafond du Livret A s’élève à 22 950 €. Un Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) peut également être ouvert, avec des modalités similaires.
Épargne pour le logement et les études : PEL, CEL et assurance-vie
Les Plans d'Épargne Logement (PEL) et Comptes Épargne Logement (CEL) constituent de bonnes options pour des projets immobiliers futurs. Leur rendement est modeste, mais ils offrent la possibilité d'obtenir des prêts à taux avantageux, ce qui est bénéfique lorsque les taux d'intérêt augmentent. Attention, les droits à prêts s'éteignent après 15 ans pour un PEL, et un versement minimum de 540 € par an pendant 10 ans est requis.
Une autre option populaire est l'assurance-vie, accessible dès la naissance de l'enfant. Ce produit permet d'investir à long terme avec un potentiel de rendements supérieurs à ceux des livrets réglementés. Des solutions d'assurance-vie intergénérationnelle sont également proposées, associant dons d'argent et assurance-vie au nom de l'enfant, avec la possibilité d'établir des conditions spécifiques pour l'utilisation des fonds.
Accords parentaux pour ouvrir un compte épargne
Il est important de noter que toute ouverture de compte d'épargne au nom d'un mineur nécessite l'accord des parents. Ces derniers peuvent administrer l'épargne de leur enfant, incluant les prélèvements faits sur le capital ou les intérêts, conformément à la loi.
Alimenter les livrets d'épargne sans trop de contraintes fiscales
Les grands-parents peuvent profiter d’événements comme Noël pour faire des dons d'argent à leurs petits-enfants. Tant que ces dons sont jugés raisonnables par rapport aux revenus du donateur (moins de 5%), ils ne sont pas soumis à l'impôt. Au-delà de ce seuil, les dons sont considérés comme des donations et sont soumis à l'impôt sur les donations, après abattement de 31 865 €. De plus, le don familial peut faciliter la donation sans impôt, avec un autre abattement équivalent.
Les petits-enfants ne sont pas héritiers réservataires, il est donc essentiel de ne pas dépasser la quotité disponible de l’héritage, afin de respecter les droits des enfants du donateur.







